Pierre Frisé

4 avril 2021

Archives écrites, Vielle

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Pierre « frisé », de son vrai nom Pierre Marie Lauprêtre , est le musicien emblématique de la région, encore aujourd’hui il reste très présent dans les mémoires : en 2011 trois articles dans le Journal de Saône et loire lui furent consacrés1. Musicien du village de Beaubery, nous avons retrouvé de nombreux témoignages, dans sa famille et les archives familiales, les mémoires de musiciens et des habitants, les photos de mariages régionales…

Pierre Marie LAUPRETRE dit Pierre Frisé est né le 30 décembre 1868 au hameau du Créteau, commune de Beaubery. Il décédera le 5 mai 1949 à Vérosvres du tétanos, maladie contractée par une blessure à la jambe ( en installant un parquet de bal dans la cour ?)

Le 2 décembre 1897, Pierre Frisé épouse Marie-Claudine Guittat fille des époux Guittat Félix aubergiste au bourg de Beaubery (Auberge du Cheval Blanc). Son épouse décédera en 1918.

Le 26 septembre 1919, il épouse en secondes noces Jeanne Faivre veuve Decrozant, à Vérosvres. Pierrot Jacquet, à Vérosvres, conserve les instruments de Pierre Frisé et les archives familiales.

Ses maîtres vielleux furent le père Odoux de Charolles et le père Gueugnon de Viry, le grand père de Jean Gueugnon que nous avons enregistré à la vielle.

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Ses activités musicales était principalement les mariages, les conscrits, les fêtes locales, le groupe folklorique. Dans l’Auberge qu’il tenait à Beaubery, il y avait un parquet de danse (tout petit : environ 4 sur 8m).

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Ces activités musicales étaient très importantes et comptaient sans doute pour beaucoup dans ses revenus, cependant dans les nombreux actes d’état civil où il est noté comme l’un des témoins de mariages: il n’est jamais noté musicien : cultivateur/sabotier/aubergiste/propriétaire. Dans trois actes de mariages où il cité , l’autre témoin est François Crétenet2, dont la profession notée est tailleur d’habit, mais qui était également vielleux et photographe.

La notoriété de Pierre Frisé comme musicien de noce lui venait pas uniquement de sa pratique de musicien, aussi beaucoup de ses talents d’amuseur et de chanteur, .

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Il fut le premier musicien du groupe folklorique local « les gâs du tsarollais », fondé en 1935 par Joanny Furtin, notre poète patoisant local, et il apporta une partie du répertoire de danses au groupe folklorique : polka piquée, branle au vent, bourrée charollaise et sans doute le quadrille et le cotillon vert. Le spectacle comportait principalement des chants écrits par Joanny Furtin, les danses venaient un peu en intermède.

Au Concours de vielles de Charolles en 1937, c’est François Crétenet qui fut désigné vainqueur (de mémoire car je n’ai pas retrouvé mes notes : 6 participants, les airs proposés sont plutôt des airs d’opéra , Pierre Frisé avait proposé de variation du « carnaval de Venise », un air typique de répertoire de piston qui fut son instrument de jeunesse).

Dans le livre de Jean François Chassaing « Joueurs de vielle en France 1857/1927 », livre qui reprend les cahiers de comptes des luthiers de Jenzat, il y a deux Lauprêtre, les lieux de Vendenesse et de St Bonnet de Joux sont sans doute les lieux de livraison, on peut supposer qu’il s’agit les deux fois de Pierre Frisé (?) : 1882/1887/1893/1903. La vielle qui est restée dans sa famille est une vielle Pajot jeune de 1928.

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Lors d’une fête de 15 août à Beaubery un vielleux (Jacquet) cousin éloigné de la famille, m’a soutenu que Pierre Frisé n’était pas lecteur de musique (car les musiciens traditionnels sont forcément routiniers et ne lisent pas la musique! On retrouve cette idée dans l’un des articles en notes de bas de page) hors ses archives familiales comportent un très grand nombre de partitions écrites et manuscrites. Il faut signaler que le premier instrument de Pierre frisé était le piston et il s’est mis à la vielle quand il a perdu ses dents. Au regard de ses partitions il est clairement un excellent lecteur et notateur. Il semblerait qu’il ait également joué de la cornemuse.

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Plaque sur sa maison de Beaubery, un quatrain de Joanny Furtin :

C’est en dix-neuf cent que tu fis construire

Ce simple logis au toit si léger

Toi bon compagnon des danses du rire

Ô gai vielleur ! Ô Pierre Frisé !

2 Il fut également désigné 1941 maire de la commune de Suin, et fusillé en 1944 par les allemands et sa maison incendiée.

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