22 novembre 2020

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Renée et Noël Comtes, Gibles

Enregistrement du 13 Août 1986 par Michel Nioulou.

« Y avait trois filles dedans un pré ».

« La Frisotte ».

19 novembre 2020

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Laurent Grillet (3) Bal à Paris

Document retrouvé par Mme Jeannine Gerbe

laurent grillet base

l’écho du Charollais 12 février 1893:

- On nous écrit de Paris :

Le samedi gras ramenait au restaurant Bonvalet, boulevard du Temple, ses fidèles habitués, les sociétaires de l’Association fraternelle du Charollais, qui donnaient leur 12e fête annuelle. Elle n’a pas été moins brillante que les précédentes.

A 8 heure, un banquet, admirablement servi, réunissait près de 80 convives, membres de la Société ou invités.

Au dessert, M. Sarrien, député de l’arrondissement de Charolles, président (… ligne illisible…) remerciait les nombreuses dames, dont les fraîches toilettes émaillaient la table de leurs joyeuses couleurs, d’avoir bien voulu rehausser l’éclat de la fête en l’honorant de leur présence. Parlant ensuite de l’Association et faisant ressortir les services qu’elle a rendus à nos compatriotes, et ceux plus importants encore qu’elle pourrait rendre, si ses membres étaient plus nombreux, il la félicitait cependant des deux nouvelles adhésions qu’elles venait de recevoir le jour même : celle de M. Franc, son collègue dans la députation de l’arrondissement de Charolles, et celle de M. Thévenet, ingénieur en chef des ponts et chaussés, enfant de Charolles, qui était assis à ses côtes.

Après l’audition de quelques chansons charollaises, écoutées avec le plus grand plaisir et applaudies par tous les assistants, on quittait la salle afin de permettre de la disposer pour les danseurs qui commençaient à s’impatienter.

Le bal, comme toujours fort animé, a été agrémenté par un intermède inattendu. De une heure à deux, dans un salon attenant à la salle de bal, deux de nos compatriotes, M. Laurent Grillet et M. Giroux, ont exécuté les bourrées charollaises sur la vielle et la musette (le bordon). Le son de ces instruments familiers dans nos contrées, mais beaucoup plus rare et presque inconnus à Paris, a fait déserter la pièce principale et tous les assistants, parisiens ou charollais, sont venus danser la Bourrée et le Chibreli, qui, pour les uns, avaient le mérite de l’originalité et de la nouveauté, et pour les autres, celui du souvenir du pays.

Cet intermède terminé, la grande salle a repris tout son entrain et le bal continué jusqu’à six heure du matin.

C’est alors qu’on a procédé au tirage d’une belle tombola, composée de 120 lots, en grande partie offerts par les sociétaires, et dont le produit doit être affecté à la Caisse de retraite de l’Association. C’est au grand jour qu‘a eu lieu le départ de tous ceux qui, après s’être joyeusement amusés toute la nuit, ne se quittaient pas sans se promettre de se retrouver l’année prochaine, à la même époque.

LD

NB : Le joueur de musette serait Claude Giroux, jeune architecte qui édifia les plans du kiosque de Charolles et mort avant la construction de celui-ci en 1897 .

19 novembre 2020

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Laurent Grillet (2)

Documents retrouvés par Mme Jeannine Gerbe .

laurent grillet base

Le dernier vielleux de France

Bruxelles le 7 novembre 1901

Le compositeur de musique Laurent Grillet vient de mourir à Paris. Musicographe de premier ordre, il avait fondé, avec Louis Diémer, Van Waefeghem et Jules Deslart, une société d’instruments anciens. Diémer jouait du clavecin, Van Waefeghem de la viole d’amour, Deslart,de la viole de gambe et Laurent Grillet de la vielle. Ce quatuor a triomphé non seulement à Paris, mais à Bruxelles, à Londres et dans toutes les grandes villes de France

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 Monaco -Billet à ma cousine

 Ma chère cousine, j’ai conduit au cimetière le dernier vielleux de France. c’était un très brave homme qui s’appelait Laurent Grillet et qui jouait en perfection de cet instrument, où excellait Fanchon, la jolie Fanchon d’illustre mémoire.

Que de fois le brave Laurent Grillet m’a raconté son histoire, les pieds dans les chenets, dans son logis de la rue de Provence, parmi les violons, les basses de violes, les flûtes, les hautbois, les musettes et autres bibelots qu’il avait collectionnés. Il était dénicheur de curiosité et possédait un flair incomparable qui le menait tout droit à la pièce unique et rare.

Vous pensez bien, me disait-il, que l’idée de jouer de la vielle ne m’est pas venue ainsi, de but en blanc, j’y étais prédestiné. Je suis fils du vielleux de la Grande Armée.

Le père de Laurent Grillet était un grenadier de l’Empire qui assista à la bataille de Leipzig – oui ma cousine – et suivit la Campagne de France. Il essuya des aventures extraordinaires. Il fut blessé dangereusement : il reçut une balle dans la cuise et pour ne pas tomber entre les mains des chirurgiens militaires qu’il craignait plus que l’ennemi, il opéra lui-même. Il se taillada les chairs avec son couteau, arracha le projectile, mit quelques grains de sel dans la plaie pour assainir et regagna clopin-clopant de bivouac. C’était un brave à trois poils et un industrieux enfant de l’Auvergne. Il portait dans son casque et dans son sac une véritable pacotille qui grossissait à chaque étape, des cadeaux que lui valait sa belle voix. Il chantait la gaudriole d’une façon fort agréable en s’accompagnant lui-même.

Rentré après la guerre dans sa ville natale et s’y trouvant à peu près ruiné, il résolu de tirer parti de ses talents. Le vieux héros formait des élèves , les gardait à demeure pendant quelques mois et les renvoyait instruits, ayant obtenu d’eux un très modeste salaire. Parfois il partait en expédition. Il montait en carriole et parcourait la contrée, s’arrêtant dans les villages, faisant danser le jeunesse sous les ormes de la grand-place et conviant m le curé à ces jeux champêtres. Laurent Grillet se le rappelait avec émotion ; il revoyait le cheval, la charrette, le soldat-ménétrier et la vielle, la bienheureuse vielle enfermée dans son étui… Lorsqu’il retraçait ces souvenirs, je croyais feuilleter un vieil album du peintre Charet.

Laurent Grillet n’avait pas huit ans quand il commença à tourner la manivelle. A dix ans il exécutait fort proprement l’ouverture de « Lodoïska ».

Puis il lui fallut suivre une autre carrière. Tandis que le grenadier de Leipzig continuait de charmer pas ses accents mélodieux l’Allier, la Loire et le Puy de Dôme, le jeune Laurent étudiait le contrepoint et délaissait – l’ingrat – l’instrument qui avait bercé sa première adolescence.

Trente années s’écoulèrent, Laurent Grillet conquis sa place au soleil.

Or un jour qu’il passait rue de Rennes, devant la boutique d’un brocanteur, il aperçu, oubliée dans un coin de vitrine et souillée de poussière, une vielle dont l’aspect vénérable attira son attention. Il examina de près et constata qu’elle portait la date de 1763 et le signature de Pierre Louvet, luthier du roy. A vrai dire elle avait souffert des injures du temps, la caisse était labourée par une affreuse balafre -tout comme le visage du soldat de Napoléon – mais ses organes essentiels étaient intacts. Il en offrit trois louis qu’on fut heureux d’accepter et il emporta chez lui son butin. Ce ne fut pas sans un secret attendrissement qu’il fit manœuvrer les touches jaunies. Il retrouve sans trop efforts les premières mesures de « Lodoïska ». Il avait gardé la mémoire des leçons paternelles. Ses doigts bientôt dérouillés. Il conçu le projet d’organiser, avec quelques camarades, des séances de musique ancienne, une sorte de restitution des concerts privés de Louis XIV se faisait donner à Versailles, le dimanche après la messe. Il alla trouver au conservatoire, l’éminent professeur Diémer.

Voulez-vous, dit-il, entendre un sols de vielle ?

M. Diémer ne put s’empêcher de sourire. Mais il écouta le solo et fut conquis. Il entra avec chaleur dans le dessein de Laurent Grillet. Deux autres maîtres, Delsart et Van Waefelghem y adhérèrent, et ainsi fit constitué le quatuor que tout Paris applaudit pendant cinq ans.

Ah ma cousine, la charmante musique, qu’elle est spirituelle. Et qu’elle est tendre, et combien je suis fâche que vous n’avez ouï mon pauvre Laurent Grillet vous exécuter les sonatines de Naudot et les airs à danser de Couperin. Ce caquetage frivole et délicieux vous eût ravie. Hélas… c’est un art perdu. Le dernier vielleux de France viens de mourir.

Adolphe Brisson

 

15 novembre 2020

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Louis Batillat, Marcilly-la-Gueurce

Louis Batillat

Voir aussi le texte du disque vinyle en cliquant ici et des enregistrements en bals, à la radio en cliquant ici.

« Sur les bords de la Loire », enregistrement réalisé par Annick Martin, Gilles Lauprêtre et Michel Nioulou, à Saint-Léger-lès-Paray le 23 Novembre 1985.

« Valse de Massy », enregistrement réalisé vers 1985.

« Aux 4 coins du bal » enregistrement réalisé lors d’un bal à Saint Léger-lès-Paray le 10 12 1985 en compagnie de Jean-Pierre Bonin de Charolles à la vielle.

« Scottish » enregistrement réalisé lors d’un bal à Saint Léger-lès-Paray le 10 12 1985.

« Mai » enregistrement réalisé lors d’une émission à SID Radio, à Digoin le 23 02 1986.


« Marche des Jeunes mariés » enregistrement réalisé lors d’une émission à SID Radio, à Digoin le 23 02 1986.

« Marche des Jeunes mariés » enregistrement réalisé par Michel Nioulou et Annick Martin Bouchot, lors d’une soirée autour des veillées avec Mlle Maringue en Juillet 1992.

« Polka du Tsa » enregistrement réalisé lors d’un bal à Saint Léger-lès-Paray le 10 12 1985.

 

15 novembre 2020

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Anaïs Preynat, Saint-Christophe-en-Brionnais

 Enregistrement réalisé par Michel Nioulou en compagnie de François Gayot le 25 Novembre 1986.

« Mère Gaspard ».

« Chanson à la mariée ».

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